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ENVIRONNEMENT NATUREL

 

1.1.1.   Climat

Le climat de la région est de type tropical soudanien, marqué par deux variantes :

Ø  Une variante sahélo-soudanienne dans les départements de Gossas et de Fatick marquée par des isohyètes variant entre 400 et 600 mm ;

Ø  Une variante soudano-sahélienne dans le département de Foundiougne comprise entre les isohyètes 600 et 800 mm.

Il faut noter cependant l’influence du climat maritime sur la partie côtière des départements de Foundiougne et Fatick.

 

1.1.2.   La pluviométrie

Durant la dernière décennie, la pluviométrie a été marquée par son irrégularité. Elle varie  entre 400 et 1200 mm de pluie par endroit. La pluviométrie varie également selon les zones. Si les départements de Fatick et Gossas sont plus marqués par le déficit pluviométrique et l’irrégularité des pluies, il en est autrement du département de Foundiougne qui est assez bien arrosé, notamment dans la zone de Toubacouta où les hauteurs de pluie ont atteint 900 à 1 300 mm durant la période.

1.1.3.   Ressources pédologiques

La région de Fatick présente une diversité pédologique caractéristique de la zone tropicale à climax climatique (sols ferrugineux tropicaux) avec l’existence de sols intrazonaux à climax stationnel (sols hydro morphes, sols halomorphes).

D’une manière générale, les types de sol se localisent selon les zones écologiques suivantes :

Ø  Zone continentale

 

Elle concerne les départements de Fatick, Gossas et une partie du département de Foundiougne. On y rencontre essentiellement des sols ferrugineux tropicaux. On y distingue :

  • Des sols ferrugineux tropicaux lessivés ou “Dior” qui sont des sols meubles et perméables. Ces sols constituent un domaine spécifiquement propice à la culture des mil sounas et de l’arachide, mais du fait de leur appauvrissement progressif, ils ne permettent que des rendements médiocres. Ces types de sols couvrent l’ensemble des superficies cultivées du département de Gossas et une partie importante du département de Fatick ;
  • Des sols ferrugineux tropicaux non lessivés communément appelés “Deck”, qui du fait de leur texture fine, renferment une forte proportion de limons et une teneur en argile élevée. Ils sont riches en matière organique et en éléments chimiques, ce qui justifie leur aptitude à une large gamme de culture (arachide, mil, sorgho, maïs, manioc...). Ces types de sols se localisent dans le département de Foundiougne et une partie de l’arrondissement de Fimela ;

·      Des Sols Deck-Dior qui sont des sols de transition entre les Decks et les Diors : ils sont localisés dans une partie de l’arrondissement de Tattaguine, dans le Fimela et dans certaines parties du département de Foundiougne.

 

 

Ø  Zone des estuaires :

·    Les sols des mangroves :

Ils sont uniquement observés dans les îles et les estuaires des départements de Foundiougne et de Fatick. Ce sont des sols qui ont des limitations sérieuses dues à l’eau des marées qui  réduisent leur utilisation. Ils occupent respectivement dans ces deux départements 2% et 33 % de la superficie départementale. Ils sont inaptes à l’agriculture.

·    Les sols halomorphes :

On distingue deux types de sols halomorphes : les sols salins et les sols salins acidifiés communément appelés “Tannes”. Les tannes sont localisés au niveau des arrondissements de Fimela, Diakhao, Niodior, Djilor, Toubacouta, Ngathie Naoudé et Mbadakhoune.

Ils souffrent de limitations sérieuses que sont la salinisation et l’hydromorphie qui ne permettent qu’une utilisation agricole marginale. Cependant, il s’y développe une végétation de type halophyte sur certaines tannes.

·    Les Sols hydromorphes des vallées

Assez peu représentés dans la région (3,1% de la superficie régionale), ce sont des sols bruns sans limitations sérieuses. Le facteur déterminant dans ce type de sol est l’hydromorphie due à la proximité de la nappe et à l’accumulation des eaux de pluie.

En résumé nous pouvons retenir que la région de Fatick est marquée par une variation des types de sols en fonction des zones écologiques. Elle est aussi sujette à des contraintes pédologiques que sont :

-       La progression des terres salées ;

-       L’appauvrissement des sols du à la surexploitation des terres du fait de la pression démographique sur l’espace.

 

1.1.4.   Ressources en eau

Ø  Eaux de surface pérennes

La région est traversée principalement par les cours d’eau suivants : le Sine et le Saloum ainsi que leurs affluents.

 

 

 

·            Le Saloum

Il constitue en réalité une digitalisation marine compte tenu de la remontée de l’eau salée sur tout le lit. Il est long de 120 km et navigable de l’embouchure jusqu’à Kaolack. La qualité des eaux ne permet aucune possibilité d’aménagement agricole.

·            Le Sine

Il est d’une importance moindre et est long de 30 km. En plus, il est envahi par l’eau de mer. Il se prolonge par une vallée morte qui remonte au Nord vers la région de Diourbel.

·            Les affluents du Saloum et de la Gambie :

 

Il s’agit essentiellement du Bandiala, du Soundougou, du Nianing-Bolong et du Diomboss qui sont tous localisés dans le département de Foundiougne.

Ø  Les cours d’eau temporaires

Pour l’essentiel, ces cours d’eau sont constitués de marigots et de mares souvent précaires et tributaires de l’hivernage.

Nous pouvons retenir ici les marigots de Ndangane, de Faoye, de Ndiosmone et de Mbissel. Il est à signaler également l’existence de la vallée morte du Sine, de plusieurs marigots et bolongs dans le département de Foundiougne.

2.4.5.   Couvert végétal

Ø  Les grandes formations végétales :

La composition du couvert végétal et son état font apparaître quatre formations végétales au niveau de la région.

La première qui est localisée dans la zone des estuaires du Sine et du Saloum et de leurs affluents, plus précisément au niveau des arrondissements de Fimela, Niodior, Djilor et Toubacouta, est le domaine des tanns et des mangroves. On y retrouve les mangroves du littoral (Rhizophora racemosa et Rhizophora mangle ; Avicennia africana), des formations herbacées le long des cours d’eau et des steppes arborées (roniers en général) sur les buttes.Les terrains situés en amont sont occupés par des herbacées halophytes et Tamarix senegalensis.

On retrouve dans les meilleures stations de la zone des formations végétales claires composées des essences comme Borassus aethiopium(), Celtis integrifolia(Mboul), Parinari macrophylla, Prosopis africana(Yiir), Pterocarpus erinaceus, Tamarindus indica (Dakhar) et Detarium senegalensis(Ditakh).L’on rencontre dans les îles, derrière le rideau de mangroves, des micro-stations caractéristiques appelées communément “amas coquillés” comprenant un peuplement forestier constitué généralement de fromager, de baobab, de Ficus, sur un substrat de sol   ayant une forte composante de coquillages.

Certains amas coquillés constituent de vraies niches écologiques avec des essences soudano-guinéennes. Ces formations sont fortement dégradées par le feu, les cycles de sécheresse et l’envahissement des terres par l’eau de mer.

La deuxième formation qui couvre approximativement tout le département de Gossas est  essentiellement constituée de savane arbustive à combrétacées et des pieds de Faidherbia albida(Kadd) et de Adansonia digitata(Guouye).Cette formation est la plus dégradée de la région du fait de la demande croissante en terres cultivables, de la dent du bétail et de la destruction du couvert par l’homme. On y assiste à une sahélisation progressive de l’écosystème.

La troisième formation couvre les arrondissements de Tattaguine, Niakhar et Diakhao. On y trouve les espèces comme Faidherbia albida(Kadd), Celtis intergrifolia(Mboul), Parkia biglobosa(Our) et Tamarindus indic(Dakhar). Les paysages de tannes et les vallées mortes sont occupées essentiellement par des herbacées halophytes (Philoxerus vermicularus, Sesuvium portulacastrum, Hygrophila senegalensis) et des Tamarix. (Tamarix senegalensis). On note ici un niveau de dégradation assez élevé du fait de la pression démographique, des défrichements à des fins agricoles et de la sécheresse.

La quatrième formation couvre près de la moitié du département de Foundiougne et demeure la plus arborée de la région. La formation actuelle est une savane arborée claire composée de Khaya senegalensis(Khaye), Cordylata pinnata(Dimb), Bombax costatum(Kapokier), Pterocarpus erinaceus(Venn), Lannea acida(Beer) et Combretum glutinosum(Ratt). Plusieurs membres de la famille des figuiers (Moracées) sont généralement présents autour des villages en particulier Ficus gnafalocarpa(), Ficus platyphylla() et Ficus glumosa.

Ø  Le domaine forestier

La région de Fatick compte 15 forêts classées couvrant 87 577 ha au total, soit un taux de classement de 11,11 %. Si l’on ajoute les parcs et les réserves à ces massifs classés, on atteint un taux de couverture de 23,70 %.

La physionomie des forêts classées de la région se présente comme suit :

Le département de Foundiougne  compte 11 forêts classées couvrant une superficie totale de 84.900 ha. Le taux de classement qui est de 28,6 % est de loin le plus élevé de la région. Il faut noter par ailleurs que 96 % des superficies classées de la région sont localisées dans ce département. En plus de ces massifs classés, il faut compter dans ce département la Zone d’Intérêt Cynégétique du Niombato et le Parc National du Delta du Saloum.

On rencontre deux types de végétation au niveau des forêts classées du département : des mangroves dans les vasières et une végétation de savane arborée dans les forêts situées en zone continentale.

Les forêts classées du département sont aujourd’hui confrontées à un processus de dégradation qui est du à divers facteurs qui sont :

  • Les coupes illicites et abusives pour l’exploitation du charbon de bois, du bois de chauffe, du bois d’œuvre et de service,
  • La pression foncière de l’agriculture et l’élevage qui occasionne les défrichements et le surpâturage,
  • L’effet de sursalure des estuaires qui menace dangereusement les mangroves,
  • La progression des terres salées,
  • L’importance des feux de brousse (89 % des superficies brûlées dans la région en 1997) qui causent des dégâts considérables sur les rejets et les jeunes pousses non pyrotolérantes,
  • La coupe des racines des palétuviers du fait de la récolte anarchique des huîtres ;
  • L'absence de régénération naturelle ou assistée.

2.4.6.   Le potentiel faunique

La région de Fatick comprenant une importante zone humide, est un domaine de prédilection  des activités de chasse. La présence de nombreux massifs forestiers dont le Parc National du Delta du Saloum (PNDS) et d’une importante mangrove offrent un habitat sécurisant à la faune. C’est ainsi que l’on note ici l’existence d’espèces abondantes et variées.

Ø  La faune terrestre :

Elle est composée de :

·      Phacochères (Potomochaerus procus) qui sont présents un peu partout et dont d’importants troupeaux vivent dans les forêts de “Baria ” et “ Patako Est et Sud ”, dans les zones amodiées de Niombato I et II ;

·      Céphalophes de Grimm qui sont parfois observés dans les forêts classées de Keur Sambel, Sangako, Djilor, et Vélor ; dont le nombre n’est plus important ;

·      Hyènes tachetées (Crocuta crocuta) qui marquent toujours leur présence par des attaques sur le bétail 

·      Céphalophes à flanc roux (Gazella rufifrons) qui apparaissent furtivement un peu partout dans les forêts classées ;

·      Aulacaude (Thryonomus swinderianus) dans les forêts classées de Patako Sud et de Civettes (Viveria civetta) qui vivent dans les forêts classées de Baria, Patako Sud et Est, et de Toubacouta.

·      Singes verts (Cercopithecus patas) dans les forêts classées du Niombato et dans les mangroves.

Ø  L’avifaune sédentaire

Elle est composée de tourterelles, de pigeons verts, de pigeons de rôniers, de pintades et de francolins. Les gangas, les cailles et les poules de roche se font de plus en plus rares à cause de la destruction de leur habitat.

Ø  L’avifaune migratrice

Elle est abondante pendant la saison hivernale, dans les bolongs, les fleuves et certains cours d’eau. Elle est composée de l’oie de Gambie, l’ibis sacré, le flammant rose, les canards, etc.

 

 

 

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Sous-catégories

  • Presentation Humaine

    Présentation humaine

     

    La région de Fatick compte 509 702 habitants soit 7.3% de la population nationale. La densité est de 64 habitants au km2, bien au dessus de la moyenne nationale de 35 habitants au km2. La  population est en majorité jeune avec plus de 57% de moins de 20 ans et rurale.

     

    Le département de Foundiougne  qui abrite le Delta du Saloum membre du « Club des plus belles Baies du Monde » compte un effectif de 183 523 habitants composés de 167 083 ruraux et de 16 440 habitants en zone urbaine.

     

    Le Delta du Saloum s’étend sur 500 000 ha, sur une partie maritime et continentale. Ce site, d’une richesse naturelle, culturelle et historique, est insuffisamment mis en valeur au profit du développement local. Il couvre le Parc National du Delta du Saloum et l’aire marine protégée du Bamboung. Les vasières, ressources halieutiques et reposoirs d’oiseaux composent un hydrôme, qui est à la fois un lieu de reproduction et de refuge pour la faune subaquatique. Il a été érigé en Réserve de Biosphère en 1981 par l’UNESCO et site d’importance internationale depuis 1984 par la Convention de RAMSAR. La diversité biologique constitue un enjeu fondamental pour la conservation du site, de par les différentes fonctions qu’il occupe. La région de Fatick est ainsi subdivisée :

     

     

     

    Département

    Commune

    Arrondissement

    Communauté Rurale

     

     

     

    Fatick

     

     

     

    Fatick, Diofior

    Diakhao 

    Diakhao, Mbellacadiao, Diaoulé, Ndiob

    Niakhar 

    Niakhar, Ngayokhème, Patar Sine

     

     

     

    Tattaguine

    Tattaguine, Diouroup Diarrère

    Fimela

    Fimela, Djilas, Loul Sessène, Palmarin Facao

     

    Foundiougne

     

     

    Foundiougne, Passy, Sokone, Soum,  Karang.

     

    Toubacouta

    Toubacouta, Keur Saloum Diané, Keur Samba Guèye, Nioro Alassane Tall

    Djilor

    Djilor, Diossong

    Niodior   

    Bassoul, Dionewar, Djirnda

     

    Gossas

     

    Gossas

    Colobane 

    Colobane, Mbar

    Ouadiour

    Ouadiour, Ndiéné Lagane, Patar-Lia

     

    Tableau n° 2 : Présentation de la région de Fatick

     

     

     

    Carte n° 2 : La région de Fatick (Source : Maison des élus locaux, coopération française. Projet PADDEL. Fonds de cartes : DTGC).

     

     

     

     

     

     

    Deuxième Partie : Les Sites et Attraits Touristiques

     

    Les zones d’intervention du projet se situent entre Kédougou et Salémata et autour de la communauté rurale de Toubacouta. La région est en phase de planification, avec l’érection des nouvelles communautés rurales et communes et le Programme National de Développement Local (PNDL) appuie la réactualisation des statistiques. Concernant l’identification des sites, les guides ont été nos meilleurs compagnons, pour avoir sillonné toute la région. Ils viennent de bénéficier d’une formation, avec le Conseil Général de l’Isère (France).

     

     

     

    La préoccupation des Collectivités Locales doit être prise en compte dans le volet tourisme durable, du fait que le secteur n’est pas bien intégré et connu des populations et des ateliers de partage devront être tenus avec les Elus. Aussi, les populations ne sont pas conscientes des enjeux touristiques et une sensibilisation est à mener en ce sens. Enfin, comme tout projet appelé à prendre fin, la pérennité est à assurer, pour que les Collectivités locales puissent s’en approprier.

     

     

     

    A court, moyen et long termes, l’objectif sera d’améliorer les conditions de vie des populations, dans la mesure où la pauvreté est très présente dans la région. A ce titre, des réunions de sensibilisation devront se tenir, pour faire connaître aux populations le potentiel touristique local (cascades, faune, flore, culture, etc.). Cependant, la valorisation des sites existants s’inscrira dans un cadre formalisé. L’ouverture d’un bureau d’accueil et d’informations est aussi nécessaire au niveau de la Mairie. Ainsi, le tourisme contribuera à sauvegarder la culture des minorités ethniques, et les écoguides associeront les communautés d’accueil à l’activité de valorisation des sites et des potentialités.

     

     

     

    La Délégation conjointe OMT/Mintour, a assisté à une session spéciale du Conseil régional de Kédougou pour partager les voies et moyens de développer le tourisme durable dans cette région. Les membres du Conseil se sont réjouis du séjour de notre délégation et ont préconisé l’idée de développer à Kédougou une autre forme de tourisme, qui soit durable, respectueuse des us et coutumes.        

     

     

     

    Le tourisme n’est pas bien développé dans le village de Samécouta. Les touristes y viennent admirer le pont, le bord du fleuve, observer les hippopotames et oiseaux, pour une durée de séjour n’excédant pas cinq jours. Cependant, les villageois sont d’avis que le tourisme peut contribuer au développement de Samécouta, et jugent nécessaire une formation au profit des guides locaux.

     

     

     

    Le village de Madina Kénioto produit du beurre de karité, avec un Gie de femmes. Le karité est utilisé pour le massage des enfants et des cheveux. La récolte des coques se fait généralement entre juillet et août. Les fruits sont d’abord consommés, puis les noyaux sont gardés, avant que la coque ne soit bouillie, séchée au soleil et cassée. Enfin, les noix sont broyées avec un mortier et un pilon. Le produit qu’on en tire après pressage, permet d’obtenir de l’huile de karité[1]. Le beurre de karité peut être conservé durant deux années. Les résidus permettent d’obtenir du savon. Le village cultive aussi beaucoup de manioc.

     

     

     



    [1] Le litre est vendu présentement à 2 000 F CFA.

     

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