Oct
06

Avec leurs responsabilités familiales et leur rôle économique dans leurs sociétés respectives, les femmes sont au cœur des stratégies développées pour faire face aux périls environnementaux. Étant donné que tous les ajustements induits par les nouvelles contraintes dans l’espace domestique, notamment en termes de consommation alimentaire. Avec leurs responsabilités familiales et leur rôle économique dans leurs sociétés respectives, les femmes sont au cœur des stratégies développées pour faire face aux périls environnementaux. Étant donné que tous les ajustements induits par les nouvelles contraintes dans l’espace domestique, notamment en termes de consommation alimentaire sont sous leur responsabilité, elles doivent être inventives pour gérer la diminution des ressources alimentaires et la baisse des revenus pour arriver à nourrir les familles et à s’acquitter des dépenses domestiques.

Les réactions féminines face à la crise environnementale ont pris, chez les Niominkas, la forme de l’intensification de la migration féminine qui était saisonnière au début et de plus en plus longue maintenant. Face à l’amenuisement des revenus, il importe de les diversifier et d’accroître surtout la part des revenus non-agricoles et non piscicoles dans les budgets familiaux. Les jeunes femmes sont envoyées plus tôt en ville et grâce à leurs emplois comme domestiques ou vendeuses, elles arrivent à mobiliser des ressources monétaires précieuses pour la survie familiale. Les femmes ont renforcé les liens de solidarité féminine et ont redynamisé leurs groupements. Des tontines sont organisées pour le démarrage d’une petite entreprise à l’échelle des villages. Avec l’appui des ONG, la fédération des femmes niominkas a initié un projet communautaire avec la construction d’un centre de formation et de pratique des métiers de cueillette, transformation, conditionnement et vente des produits de la mer à Dionewar. Ainsi, elles mettent en commun leurs ressources et partagent les bénéfices. L’épargne commune permet d’agrandir le projet et investir davantage dans le matériel de production. Des actions de préservation de l’environnement ont été entreprises, avec la prise de conscience du caractère limité des ressources naturelles, par le reboisement, la sensibilisation, l’éducation environnementale à l’intérieur des groupements féminins et l’adoption de nouvelles sources d’énergie comme le gaz butane. Des projets gouvernementaux financés par la coopération au développement, comme le Projet de Gestion intégrée des ressources marines et côtières, interviennent beaucoup dans la formation des femmes aux techniques durables de cueillette des huîtres. Par exemple, les formateurs insistent sur la nécessité de ne pas couper les racines des palétuviers au moment de la cueillette et surtout le reboisement ou la culture des périmètres dégradés.

 

Chez les femmes socés, les solutions mises en pratique n’ont pas accordé une place aussi centrale aux migrations. Les femmes doivent rester au village pour s’occuper de la famille. Cependant, l’investissement est plus orienté vers les activités non-agricoles comme le commerce transfrontalier du fait de la proximité avec la Gambie. La dynamique organisationnelle moins développée chez les socés, elles ont des regroupements familiales qui leur permettent de s’entre aider dans les champs et les concessions. Les entreprises de microcrédit encouragent les femmes dans la création d’entreprise. Par exemple, la Fédération nationale des groupements d’intérêt économique (FÉNAGIE) dans le secteur de la pêche a apporté un soutien financier aux femmes de Missirah pour l’acquisition de matériaux plus performants dans la transformation du poisson et le conditionnement. Ce qui amoindri les pertes sur la ressource et augmente le potentiel de vente.  Des solutions de protection de l’environnement ont été entreprises avec le soutien de projets de protection et conservation de la biodiversité dans la réserve de biosphère du Delta du Saloum : reboisement de la mangrove, plantation d’arbres, restauration d’habitats naturels dévastés, adoption de techniques de production moins prédatrices et éducation environnementale dans les villages frontaliers au parc national du Delta du Saloum et les villages périphériques de la réserve.

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